Une histoire de sabots

Une saboterie, mais qu'est-ce donc ? Un endroit où se côtoient petits et gros sabots ? Assurément. Un endroit où la grume laisse derrière elle un lit de sciures et de copeaux de bois ? Inévitablement. Un endroit sentant le bois vert ? Nécessairement. Mais est-ce vraiment tout ?

 

La saboterie est bien plus que cela. C'est un endroit où le sabotier s'exerce avec un savoir qui lui est propre. Il s'agit là d'une histoire de famille, de ma famille. 

Tout commença avec mon grand-père. C'est lui qui décida de créer la saboterie ; ce qu'il fit en achetant ses premières machines à sabots. On se trouvait alors dans les années 1920.

Par la suite, durant les années qui suivirent la Seconde Guerre Mondiale, deux de ses fils (dont mon père) reprirent la saboterie. A cette période, le sabot était exclusivement fonctionnel (notamment utilisé dans les jardins). Ce n'est que dans les années 1970-80 que le tourisme émergea. 

 

Aujourd'hui, c'est moi le petit-fils d'Emile, qui ait repris la saboterie, accompagné de mon épouse Béatrice, elle aussi sabotière. Je m'appelle Patrick Valdenaire et suis très fier de vous présenter un savoir-faire vieux de trois générations. 

 

Etre sabotier est aujourd'hui un métier rarissime.... mais d'une indéfectible beauté. Guidé par des gestes traditionnels, je travaille encore et encore le bois : un vrai bonheur !

Je vous attends donc avec grand plaisir dans mon atelier ; prêt à vous dévoiler les secrets de cet artisanat hors du temps. A très bientôt, alors !


Classée comme entreprise du patrimoine vivant, je vous laisse découvrir mon univers : 

Saboterie gérardmer
De gauche à droite : Mon grand-père, mon père et mon oncle, travaillant ensemble à l'atelier de l'époque